Performance Report January 2016
Les divergences économiques transatlantiques
Les investissements internationaux se rentabilisent : les différences cycliques entre l’Europe et l’économie des Etats-Unis sont vastes et touchent des marchés différents, ainsi que la politique monétaire.
Après la crise financière, les États-Unis et l’Europe ont rebondi de la même façon. Cependant, depuis 2011 les États-Unis ont enregistré une augmentation de 8 % de croissance par rapport à la zone euro. On pourrait toujours considérer cela comme une croissance modérée en comparaison à d’autres pays dans le monde.
Plusieurs facteurs pointent vers une poursuite de cette tendance : après la crise financière, de nombreuses entreprises américaines se positionnaient plus efficacement sur les marchés mondiaux. En outre, la crise de l’euro n’est pas encore terminée. Les sanctions actuelles imposées à la Russie ne conduiront pas non plus à une amélioration des économies européennes.
Ces divergences économiques transatlantiques ont de nombreux effets sur l’économie en général et sur quelques marchés en particulier : en raison du cycle économique plus fort en Amérique, les bénéfices des entreprises américaines vont augmenter significativement de façon plus rapide en comparaison aux entreprises européennes. Les marchés d’actions en Europe sont fragiles en raison de son cycle économique médiocre. Cela se traduit par la forte baisse du Dax (-8,5 %) au début Juillet.
Un autre effet peut être attesté par la différence de prix : en raison d’une demande accrue, les prix à la consommation ont augmenté de 2.1% plus vite aux Etats-Unis qu’en Europe. Cependant depuis le début de l’année, l’inflation a diminué de moitié aux Etats-Unis. C’est à dire, les politiques monétaires ont été appliquées différemment: la réserve fédérale se félicite d’une politique monétaire plus serrée, tandis que la Banque centrale européenne tente de stimuler l’activité économique.
Les impacts sur les marchés obligataires sont également à noter : en ce qui concerne la situation économique actuelle, une diminution (ou restant constante) des taux d’intérêt européens et une hausse des taux d’intérêt américains est attendu. Cependant, les rendements en dehors des Etats-Unis pourraient augmenter car l’augmentation prévue des rendements des obligations américaines pourrait avoir un impact majeur sur, par exemple, les pays émergents et en développement. Enfin, un impact sur le taux de change est à prévoir : le dollar devrait devenir plus fort et l’euro donc plus faible.
En résumé, nous concluons, il semble logique de faire des investissements internationaux et de bénéficier d’une diversification plus forte du risque international. Les marchés américains en particulier offrent cette opportunité, tenant compte d’un gain de change possible et un développement positif de l’économique américaine.
L’or perd de son éclat
La chute du cours de l’or, qui a plongé de 1600 dollars US à 1320 dollars US en l’espace de quelques jours, soulève quelques questions. S’agissait-il seulement d’un correctif au sein d’une tendance haussière intacte ? Qu’est-ce qui a provoqué l’effondrement des cours? Où allons-nous ?
De toute évidence, la demande d’or physique est toujours aussi élevée. Bill Holter de la société Miles Franklin, spécialiste en métaux précieux, écrit que le rapport entre acheteurs et vendeurs est toujours de 30 à 1 et qu’il est difficile d’acheter de l’or physique.
La chute des cours aurait-elle donc été déclenchée par la vente massive d’or papier ? (On entend par or papier essentiellement des certificats avec lesquels les investisseurs peuvent spéculer sur le prix de l’or, mais qui n’ont pas de contrepartie en or physique). Beaucoup d’arguments plaident en faveur de cette thèse. La grande part d’or papier en circulation recèle des risques : en effet, en cas d’urgence, les banques ne pourront pas fournir d’or physique, dans le meilleur des cas, l’investisseur récupèrera son argent.
Pendant la crise financière des deux dernières années, le prix du métal jaune a fortement augmenté. De nombreux investisseurs craignaient que l’euro ne survive pas, d’où des perspectives incertaines. Ce souci semble devenu injustifié à l’heure actuelle, ce qui entraîne une pression sur le prix de l’or, car beaucoup « d’acheteurs paniqués » revendent leur position.
Nous considérons la situation en matière d’or comme tout à fait confuse, l’or semblant actuellement le jouet d’acteurs du marché aux intérêts divergents. Nous restons dans l’expectative quant à l’évolution du prix de l’or.



